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A group of people sitting around a table in a modern, glass-walled office. A man in a blue shirt is smiling and listening. Three others are engaged in conversation. The room is bright with natural light.

La loi française sur la protection des lanceurs d’alerte

La loi française sur la protection des lanceurs d’alerte encadre le recueil, le traitement et la protection des signalements au sein des organisations. Découvrez son champ d’application, les obligations qui en découlent et les bonnes pratiques pour renforcer votre dispositif d’alerte interne.

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Vertical streaks of white and blue light appear to cascade downward on a dark background, creating an abstract, futuristic pattern resembling fiber optic cables or falling light beams.

Comprendre le cadre du lancement d’alerte en France

Le 21 mars 2022, la France a officiellement adopté la loi Waserman, qui renforce la protection des lanceurs d’alerte et transpose la directive européenne sur les lanceurs d’alerte en droit français.

À l’occasion de cette transposition, le législateur français a choisi d’aller au-delà des exigences minimales imposées par l’Union européenne.

La loi Waserman complète et renforce le cadre instauré par la loi Sapin II. Les organisations ne peuvent plus partir du principe qu’un programme conforme à Sapin II répond automatiquement aux nouvelles exigences en matière de lancement d’alerte.

Le texte étend notamment le périmètre de protection des lanceurs d’alerte, élargit les situations pouvant faire l’objet d’un signalement et introduit de nouvelles obligations pour les organisations chargées de recueillir et de traiter les alertes.

Man with gray hair sitting at a desk in a home office, looking at his smartphone. Hes surrounded by multiple screens and office supplies, with a lamp and a framed certificate in the background. Natural light filters through a window.

Que prévoit la loi française sur les lanceurs d’alerte ?

La loi française sur la protection des lanceurs d’alerte repose sur les exigences minimales fixées par la directive européenne. Les organisations doivent notamment :

  • Mettre en place un canal sécurisé permettant de recueillir les signalements
  • Accuser réception de chaque signalement dans un délai de sept jours
  • Désigner une personne ou un service impartial chargé du traitement et du suivi des alertes
  • Conserver un registre des signalements reçus
  • Assurer un suivi diligent de chaque alerte
  • Informer le lanceur d’alerte des suites données à son signalement dans un délai de trois mois
  • Garantir la conformité du traitement des données personnelles au Règlement général sur la protection des données (RGPD)

Comme la loi Sapin II, la loi Waserman impose la mise en place d’un dispositif interne de recueil des alertes aux organisations d’au moins 50 salariés. Alors que la directive européenne prévoyait un calendrier de mise en conformité progressif selon la taille des entreprises, la France a retenu un seuil unique de 50 salariés pour l’ensemble des organisations concernées.

Ce que la loi Waserman a changé pour les lanceurs d’alerte

La loi Waserman élargit à la fois le champ des signalements couverts et celui des personnes bénéficiant d’une protection. Elle introduit une définition plus large du lanceur d’alerte et des faits susceptibles d’être signalés tout en alignant plusieurs étapes du processus de signalement sur les exigences de la directive européenne.

An elderly couple stands in a kitchen, focused on a laptop. The man with a beard sits and gestures while the woman leans over his shoulder. Both are wearing denim shirts. Pink flowers are visible in the foreground.

Les obligations des entreprises en matière de signalement

La protection des lanceurs d’alerte a été renforcée. Les personnes qui exercent des représailles ou des discriminations à l’encontre d’un lanceur d’alerte s’exposent désormais à des sanctions plus sévères, pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende.

La loi Waserman consolide également les protections déjà prévues par la loi Sapin II en interdisant explicitement toute mesure préjudiciable à l’encontre d’un lanceur d’alerte. Cela inclut notamment les atteintes à sa réputation, y compris sur les réseaux sociaux ou d’autres services de communication en ligne, ainsi que les préjudices financiers tels que la perte d’activité ou de revenus

Dans ce contexte, les organisations ont tout intérêt à encourager les signalements internes afin de pouvoir traiter les préoccupations rapidement et limiter les risques juridiques, financiers et réputationnels. Pour y parvenir, deux éléments sont essentiels : instaurer un climat de confiance propice à la prise de parole et mettre à disposition un dispositif d’alerte confidentiel, sécurisé, accessible et simple d’utilisation.

A man in glasses speaks to colleagues during a meeting at a table, with papers and blueprints in front of them. Behind them is a flip chart with graphs and notes in an office setting.

Une protection renforcée et davantage de liberté pour signaler

La loi Waserman élargit à la fois le périmètre des personnes protégées et les modalités de signalement. En renforçant les garanties offertes aux lanceurs d’alerte et en assouplissant les procédures de signalement, elle vise à lever les obstacles qui peuvent encore dissuader certaines personnes de faire part de leurs préoccupations.

Les principales évolutions concernent notamment le libre choix du canal de signalement et l’extension de la protection accordée aux lanceurs d’alerte et à leur entourage.

Two people work together at a desk, looking intently at a computer screen. One person is sitting and using the keyboard, while the other stands nearby, holding a pencil and notepad, appearing focused and engaged in discussion.

Une plus grande flexibilité dans les canaux de signalement

Conformément à la directive européenne, elle introduit notamment le principe du libre choix du canal de signalement.

Auparavant, les lanceurs d’alerte devaient signaler les faits en interne avant de pouvoir saisir une autorité externe. Cette obligation a été supprimée. Désormais, une personne peut s’adresser directement à une autorité compétente si elle estime qu’un traitement interne ne permettrait pas de résoudre la situation ou si elle craint de subir des représailles.

Plusieurs autorités ont été désignées pour recevoir et traiter ces signalements externes, parmi lesquelles le Défenseur des droits.

A woman with long brown hair and glasses sits at a desk, looking thoughtfully at a computer monitor in a modern office with large windows.

Une définition élargie des lanceurs d’alerte et des personnes protégées

La loi élargit aussi la définition du lanceur d’alerte ainsi que le périmètre des personnes bénéficiant d’une protection.

La protection ne se limite plus aux salariés. Elle s’applique désormais à toute personne physique qui signale ou divulgue une violation de la loi, un manquement à un engagement international ou une menace pour l’intérêt général. Peu importe que les informations aient été obtenues directement ou indirectement.

Le dispositif protège également les facilitateurs qui accompagnent les lanceurs d’alerte dans leurs démarches, ainsi que certaines personnes ou organisations qui leur apportent un soutien. C’est notamment le cas des associations à but non lucratif et des organisations syndicales. Les militaires bénéficient eux aussi de cette protection renforcée.

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