
Qu’est-ce que la GRC ?
La gouvernance, les risques et la conformité (GRC) désignent la manière dont les entreprises coordonnent leur gouvernance, la gestion des risques et leurs obligations réglementaires à l’échelle de leurs activités.
De nombreuses entreprises commencent par gérer ces sujets de manière informelle. Une équipe s’occupe des politiques, une autre suit les obligations légales, tandis qu’une troisième rassemble les éléments demandés par les auditeurs, les autorités de réglementation ou les grands clients. Cette organisation peut fonctionner un temps, mais elle atteint ses limites à mesure que l’entreprise se développe, conquiert de nouveaux marchés, multiplie ses relations avec des tiers ou fait face à des contrôles plus exigeants.
Les outils basés sur l’IA transforment la manière dont les équipes gèrent certains processus. La GRC reste néanmoins le cadre indispensable pour exploiter ces nouvelles capacités de manière responsable.
Fort de 35 ans d’expérience dans la gestion des risques et de la conformité à l’échelle mondiale, NAVEX vous présente dans ce guide les fondamentaux de la GRC, ses enjeux et les principaux éléments à prendre en compte pour structurer votre programme.
Au sommaire de ce guide
- Que signifie GRC ?
- Les enjeux de la gouvernance, des risques et de la conformité
- Le rôle essentiel de la GRC dans votre organisation
- Les risques d’une gestion GRC manuelle ou mal conçue
- Les principaux avantages d’un programme GRC
- Les principaux référentiels GRC
- À qui s’adresse la GRC ?
- Les défis courants de la GRC
- Les enjeux de la GRC selon les secteurs et les régions
- Comment mettre en place votre programme GRC ?
- Comment évaluer la maturité de votre programme GRC ?
- Les outils et logiciels GRC au service de votre stratégie
- Questions fréquentes sur la GRC
Que signifie GRC et quel est le rôle de chaque composante ?
GRC signifie gouvernance, risques et conformité. Chacune de ces composantes joue un rôle distinct, mais toutes sont étroitement liées dans la manière dont une entreprise prend ses décisions, respecte ses obligations et gère les risques.
Par exemple, une exigence de conformité non respectée peut créer un risque, un risque mal maîtrisé peut révéler une faille de gouvernance et une décision prise sans disposer des bonnes informations peut exposer l’entreprise à un risque de non-conformité.
Voici ce que recouvrent les trois composantes de la GRC et le rôle de chacune au sein de votre organisation :
Gouvernance
La gouvernance définit la manière dont l’entreprise fixe ses orientations et répartit les responsabilités. Elle détermine comment les décisions sont prises, qui est responsable de quoi et comment faire remonter les problèmes lorsque la situation évolue.
Une gouvernance rigoureuse favorise aussi une utilisation responsable de l’IA en définissant clairement les outils autorisés, les responsabilités associées et les modalités de contrôle de leur utilisation.
Risques
La gestion des risques aide l’entreprise à identifier les événements susceptibles de l’empêcher d’atteindre ses objectifs. Ces risques peuvent être liés aux activités, aux tiers, aux nouvelles technologies, aux évolutions réglementaires ou encore aux comportements des employés.
En évaluant leur probabilité et leur impact, les équipes peuvent déterminer les contrôles à mettre en place et les risques qui nécessitent une surveillance accrue.
Conformité
La conformité consiste à respecter les lois, réglementations, normes et exigences internes applicables à l’entreprise, mais aussi à pouvoir démontrer que ces exigences sont effectivement respectées.
Les employés jouent à ce titre un rôle essentiel, car de nombreuses exigences reposent sur leurs pratiques quotidiennes. Ils doivent connaître les politiques qui concernent leur fonction, suivre les formations obligatoires, respecter le code de conduite et savoir comment poser une question ou signaler un problème.
Les enjeux de la gouvernance, des risques et de la conformité
La gouvernance, les risques et la conformité sont essentiels pour conserver une vision claire des activités à mesure que les responsabilités se répartissent entre un nombre croissant d’équipes, de systèmes, de fournisseurs et de marchés.
De nombreuses entreprises commencent par gérer ces sujets de manière informelle. Le service juridique peut suivre les évolutions réglementaires, les RH gérer les politiques et les formations, la finance préparer les audits et l’informatique prendre en charge les exigences de sécurité. Ce fonctionnement peut convenir à une petite structure, mais il montre ses limites lorsque les obligations se multiplient ou que les clients, les auditeurs et les autorités de réglementation demandent des preuves de conformité.
Lorsque les activités GRC sont gérées séparément, les dirigeants ne disposent pas toujours d’une vision claire des risques émergents ni de la manière dont les exigences sont respectées dans l’ensemble de l’entreprise. Certains problèmes ne sont alors détectés qu’à l’occasion d’un audit, d’un incident ou du contrôle d’une autorité de réglementation.
Une approche coordonnée permet de relier les responsabilités et les données afin de détecter les problèmes plus tôt et de prendre des décisions en disposant des bonnes informations. Elle contribue aussi à renforcer la culture éthique : les employés sont plus enclins à respecter les règles lorsque les attentes sont claires, les formations pertinentes et les canaux de signalement faciles à utiliser.
Le rôle essentiel de la GRC dans votre organisation
La GRC facilite la prise de décision au quotidien en clarifiant les responsabilités et en assurant un suivi cohérent entre les différentes équipes.
Les politiques, les contrôles, les formations et les dispositifs de signalement sont souvent gérés par des services différents. Un programme GRC permet d’en avoir une vision commune et d’identifier plus tôt les tendances et les failles, plutôt que d’attendre qu’un audit, un incident ou un signalement isolé les révèle. Ce cadre aide également les équipes à appliquer des règles claires à mesure que les outils d’IA prennent une place croissante dans leur travail quotidien.
Les dirigeants peuvent ainsi répondre à des questions concrètes :
- Respectons-nous les exigences de manière cohérente dans l’ensemble de l’entreprise ?
- Quels risques émergent de nos activités, de nos technologies ou de nos relations avec des tiers ?
- Quels risques nécessitent une intervention et lesquels peuvent, pour l’instant, faire l’objet d’un simple suivi ?
Les risques d’une gestion GRC manuelle ou mal conçue
Lorsque les activités de gouvernance, de gestion des risques et de conformité reposent sur des feuilles de calcul ou sont dispersées entre plusieurs équipes, il devient plus difficile d’en assurer un suivi efficace. Les informations existent parfois, mais les équipes ne savent pas toujours si elles sont à jour, complètes ou placées sous la responsabilité de la bonne personne.
Une gestion GRC manuelle ou mal coordonnée peut notamment entraîner les problèmes suivants :
- Des tâches réalisées en double – Plusieurs services évaluent les mêmes risques ou tiennent leurs propres registres de politiques sans avoir connaissance de ces doublons.
- Des risques critiques négligés – Les risques déjà connus accaparent l’attention, tandis que d’autres sont peu suivis faute de responsabilités et de processus clairement définis.
- Une préparation aux audits dans l’urgence – Au lieu de conserver les justificatifs nécessaires tout au long de l’année, les équipes doivent les rassembler précipitamment au début d’un audit.
- Une remontée trop lente des problèmes – Des signaux d’alerte précoces passent inaperçus en raison d’un suivi et de mécanismes de remontée incohérents.
- Des politiques qui ne suivent pas les évolutions – Les exigences changent, mais les politiques et procédures internes ne sont pas mises à jour de manière cohérente entre les différentes équipes.
Les principaux avantages d’un programme GRC
Un programme GRC aide les entreprises à gérer les risques et la conformité de manière plus cohérente, en clarifiant les responsabilités et en améliorant la visibilité entre les différentes équipes.
Une meilleure visibilité sur les risques opérationnels
Les équipes peuvent suivre les risques de manière cohérente, identifier les domaines les plus exposés et vérifier l’efficacité des contrôles en place.
Une meilleure maîtrise du risque de non-conformité
Une répartition claire des responsabilités permet de repérer les obligations non respectées, les politiques obsolètes et les contrôles insuffisants avant qu’ils ne donnent lieu à des constats d’audit ou à des mesures de sanction.
Des analyses plus fiables
Le partage des données du programme permet aux dirigeants de mieux comprendre la manière dont les risques sont gérés et de vérifier que les actions de suivi sont menées à bien.
Des audits plus efficaces
Une documentation à jour et des justificatifs facilement accessibles réduisent le temps consacré au recueil des éléments nécessaires au démarrage d’un audit.
Des choix stratégiques plus pertinents
Les dirigeants peuvent tenir compte des risques, des obligations et des ressources disponibles pour prendre des décisions plus éclairées. L’entreprise peut ainsi mieux hiérarchiser ses priorités et éviter les décisions prises dans l’urgence qui risqueraient de fragiliser sa culture et la confiance de ses salariés.
Principaux référentiels et réglementations GRC
Réglementations liées à la GRC
Les lois et réglementations liées à la GRC définissent les obligations que les entreprises doivent respecter dans la conduite de leurs activités, la gestion de leurs risques et la démonstration de leur conformité. Elles couvrent notamment la protection des données, l’information financière, les comportements au travail, la cybersécurité, la gestion des tiers et l’utilisation de l’IA.
Parmi les principales réglementations en vigueur figurent :
- Le réglement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) – Première grande réglementation consacrée à l’IA, il établit des exigences adaptées au niveau de risque des différents systèmes d’IA et encadre leur utilisation et leur gouvernance.
- Le réglement général sur la protection des données ( RGPD) – Encadre le recueil, l’utilisation et la protection des données à caractère personnel par les entreprises.
- HIPAA – Impose aux États-Unis des mesures de protection pour certaines données de santé.
- SOX – Impose aux sociétés américaines cotées des exigences en matière d’information financière et de contrôle interne.
- CCPA/CPRA (en anglais) – Accorde aux consommateurs californiens des droits sur la collecte, l’utilisation et le partage de leurs données personnelles par les entreprises.
Référentiels GRC
Contrairement aux réglementations, les référentiels GRC ou les référentiels relatifs à l’IA n’ont pas de caractère juridiquement contraignant. Ils offrent néanmoins aux équipes un cadre reconnu pour structurer leur démarche. Plutôt que de partir de zéro, les entreprises peuvent s’appuyer sur des principes et des bonnes pratiques établis pour gérer leurs risques de manière plus cohérente.
Parmi les principaux référentiels et lignes directrices figurent :
- ISO 27001 – Fournit un cadre pour gérer la sécurité de l’information et protéger les données sensibles.
- COSO – Contribue au renforcement du contrôle interne et à la gestion des risques à l’échelle de l’entreprise.
- COBIT – Permet d’aligner la gouvernance des systèmes d’information sur les objectifs de l’entreprise tout en maîtrisant les risques technologiques.
- NIST Cybersecurity Framework – Structure la gestion des risques de cybersécurité autour de la prévention, de la détection, de la réponse et de la reprise.
- OCEG – Propose un modèle intégré de gouvernance, de gestion des risques et de conformité.

À qui s’adresse la GRC ?
La GRC concerne toutes les équipes amenées à prendre des décisions en matière de risques et de conformité : conformité, risques, juridique, RH, informatique, achats, finance et direction. Elle permet de partager une même vision, d’harmoniser les pratiques et de clarifier les responsabilités.
Même lorsqu’une entreprise ne dispose pas encore d’une fonction GRC dédiée, ces enjeux font déjà partie de son quotidien, de l’évaluation des fournisseurs à la gestion de la conformité des employés.
Voici quelques exemples concrets de situations dans lesquelles une stratégie GRC peut guider les décisions :
- L’équipe commerciale doit fournir des preuves de la conformité aux contrôles SOC 2 avant de pouvoir conclure un contrat avec un grand compte.
- Les RH doivent s’assurer qu’un dossier relatif aux relations avec les employés a été traité conformément au processus d’enquête prévu.
- Les achats ne peuvent pas approuver un prestataire de centre d’appels après qu’une violation de données antérieure a été détectée lors des vérifications préalables.
- L’équipe informatique doit démontrer qu’une nouvelle mise à jour logicielle a été déployée dans les délais impartis.
- Le service juridique doit déterminer quelles exigences de l’AI Act s’appliquent avant le déploiement de fonctionnalités d’IA dans un produit.
- La finance doit démontrer que les faiblesses dans les contrôles d’approbation des factures relevées lors d’un audit ont bien été corrigées.
Une stratégie GRC donne à toutes ces équipes un cadre commun pour mieux coordonner leurs décisions, clarifier les responsabilités et assurer le suivi des actions d’un service à l’autre.
Les défis courants de la GRC
La mise en place d’un programme GRC peut s’avérer complexe lorsque les responsabilités ne sont pas clairement définies ou que les équipes ne disposent pas d’une méthode commune pour gérer les différents enjeux.
Parmi les difficultés les plus courantes :
- Des responsabilités mal définies – Les équipes peuvent penser qu’un risque, une politique ou un contrôle relève de la responsabilité d’un autre service.
- Des systèmes cloisonnés – Les feuilles de calcul, les boîtes de réception et la multiplication des outils compliquent la centralisation des informations et nuisent à la fiabilité des analyses.
- Des exigences en constante évolution – Les nouvelles réglementations, les attentes des clients ou l’utilisation de l’IA peuvent créer de nouvelles obligations avant même que les responsabilités associées aient été clairement attribuées.
- Une sensibilisation insuffisante des employés – Les politiques sont plus difficiles à appliquer lorsque les salariés ne savent pas clairement ce que l’on attend d’eux ni vers qui se tourner pour signaler un problème.
Les enjeux de la GRC selon les secteurs et les régions
Les enjeux de la GRC varient d’une entreprise à l’autre. Une banque, un établissement de santé, un éditeur de logiciels ou une entreprise industrielle ont tous besoin d’un cadre de contrôle rigoureux, mais ne sont pas confrontés aux mêmes risques ni aux mêmes exigences.
Pour certaines organisations, la priorité sera de protéger les données clients. Pour d’autres, il faudra assurer le suivi des fournisseurs, la sécurité des activités, la fiabilité de l’information financière ou encore la formation des employés. Et lorsqu’une entreprise exerce ses activités dans plusieurs régions, les règles du jeu évoluent aussi en fonction des législations locales, des autorités de réglementation et des attentes des clients.
Services financiers
Les établissements financiers doivent assurer un contrôle rigoureux de la prévention de la fraude, de l’information financière, de la lutte contre le blanchiment d’argent et de la protection des clients tout en répondant souvent aux exigences de plusieurs autorités de réglementation.
Santé et sciences de la vie
Les organisations des secteurs de la santé et des sciences de la vie traitent des données sensibles sur les patients et la recherche, dans un environnement soumis à des règles strictes en matière de confidentialité, de pratiques cliniques et de sécurité. Des réglementations telles que HIPAA et le RGPD encadrent notamment le stockage, l’accès et le partage des données de santé.
Industrie et chaîne d’approvisionnement
Les entreprises industrielles sont confrontées à des risques liés à la qualité des produits, à la sécurité des salariés, aux fournisseurs et aux interruptions d’activité. Des normes telles qu’ISO 9001 et ISO 45001 fournissent un cadre pour la gestion de la qualité ainsi que de la santé et de la sécurité au travail.
Technologies, logiciels et SaaS
Les entreprises technologiques doivent protéger les données de leurs clients et assurer la sécurité de leurs systèmes, mais aussi être en mesure d’en apporter la preuve. Des réglementations telles que le RGPD et le CCPA, ainsi que des référentiels comme SOC 2, encadrent et orientent leurs pratiques en matière de protection des données et de sécurité.
Administrations et secteur public
Les organismes publics doivent pouvoir rendre compte de leurs pratiques tout en protégeant les systèmes sensibles, les données publiques et les infrastructures critiques. Des référentiels tels que ceux de l’ANSSI les aident notamment à structurer leur gestion des risques de cybersécurité.
Commerce de détail et e-commerce
La norme PCI DSS encadre la sécurité des systèmes de paiement, tandis que le RGPD définit les règles applicables à la collecte et à l’utilisation des données personnelles des clients. Les entreprises doivent également veiller à sensibiliser et former leurs employés aux exigences de sécurité et de protection des données qui concernent leurs activités.
Comment mettre en place votre programme GRC ?
Il n’est pas nécessaire de déployer un programme GRC complet dès le départ. Commencez par les domaines qui présentent le plus de risques, puis structurez progressivement les responsabilités et le suivi.
1. Cartographiez vos obligations
Identifiez les lois, réglementations, normes, contrats et exigences internes auxquels votre entreprise doit se conformer. Vous aurez ainsi une vision plus claire des obligations qui s’appliquent à votre organisation et des responsabilités à attribuer.
2. Réalisez une première évaluation des risques
Cartographiez les risques susceptibles d’affecter votre entreprise et appuyez-vous sur les plus prioritaires pour définir les principaux contrôles à mettre en place au regard des exigences réglementaires. Il peut notamment s’agir de risques de non-conformité, opérationnels, liés aux tiers, humains ou réglementaires.
3. Attribuez clairement les responsabilités
Désignez un responsable pour chaque obligation, risque et contrôle majeur. La direction, la conformité, les RH, l’informatique, le juridique, la finance et les responsables opérationnels peuvent tous avoir des rôles différents à jouer. Chaque équipe impliquée dans la GRC doit savoir qui suit l’avancement des objectifs et qui intervient lorsque la situation évolue.
4. Passez en revue vos politiques et processus
Vérifiez que vos politiques sont à jour, facilement accessibles et accompagnées des processus nécessaires à leur application.
Cela peut notamment concerner la formation des employés, votre ligne d’alerte, votre code de conduite, la gestion des déclarations, l’évaluation et le suivi des tiers ainsi qu’un dispositif de gestion des évolutions réglementaires.
5. Instaurez un rythme de suivi régulier
Réévaluez régulièrement votre programme afin que les politiques, les contrôles et les responsabilités restent en phase avec vos risques et les exigences réglementaires. Appuyez-vous sur les résultats du suivi et les constats d’audit pour déterminer les ajustements nécessaires.
6. Évaluez vos besoins dans la durée
Vérifiez régulièrement que vos outils restent adaptés à l’évolution de votre programme GRC. À mesure que les responsabilités, les justificatifs et les besoins de reporting se multiplient, les feuilles de calcul et les systèmes cloisonnés risquent de ne plus offrir aux équipes une visibilité suffisante.
Une plateforme logicielle GRC dédiée permet de disposer d’une vision globale des données et de mieux comprendre les liens entre les différents domaines de votre programme.

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Comment évaluer la maturité de votre programme GRC ?
La maturité reflète la capacité de votre programme à rester efficace dans un environnement qui évolue. Plus il gagne en maturité, plus les responsabilités sont claires, le reporting fiable et les processus capables de s’adapter aux nouveaux risques et exigences.
Si votre programme GRC est déjà en place, l’évaluation de sa maturité permet d’identifier ce qui fonctionne bien et ce qui nécessite encore des améliorations.
Utilisez notre évaluation du modèle de maturité pour évaluer votre programme, identifier les axes d’amélioration et définir les prochaines étapes de son évolution. Pour les plus matures, il est aussi possible de s’appuyer sur les analyses et benchmarks GRC pour suivre leurs performances dans le temps et les comparer à leurs objectifs internes, aux données de leur secteur ou à celles d’organisations comparables.
Les outils et logiciels GRC au service de votre stratégie
Les logiciels GRC permettent de centraliser les obligations, les risques, les contrôles, les justificatifs et le reporting tout en reliant les différents domaines du programme. Lorsqu’un même contrôle répond à plusieurs exigences, les équipes peuvent réutiliser les justificatifs associés plutôt que de les rassembler à chaque audit.
Les fonctionnalités basées sur l’IA réduisent aussi les tâches répétitives, comme la recherche de justificatifs ou de données, tandis que des mécanismes de gouvernance encadrent leur utilisation.
Questions les plus fréquentes sur la GRC
Quelles activités la GRC englobe-t-elle ?
La GRC regroupe les activités qui permettent de définir un cadre de gouvernance, d’identifier et d’évaluer les risques et de répondre aux exigences de conformité.
Elle couvre notamment la gestion des politiques, l’évaluation des risques, le contrôle de l’efficacité des mesures en place, la préparation des audits, la gestion des incidents et le reporting.
L’objectif est d’assurer un suivi cohérent et de disposer de justificatifs fiables à mesure que les exigences évoluent.
Quelle est la différence entre gouvernance, gestion des risques et conformité ?
La gouvernance définit les orientations, les responsabilités et les modalités de prise de décision.
La gestion des risques consiste à identifier les menaces susceptibles d’affecter les objectifs de l’entreprise et à déterminer les mesures à prendre en fonction de leur probabilité et de leur impact.
La conformité vise à respecter les lois, réglementations, normes et exigences internes applicables, mais aussi à pouvoir en apporter la preuve.
L’AI Act européen est-il un référentiel GRC ?
Non. Contrairement à un référentiel GRC d’application volontaire, l’AI Act européen impose des obligations légales pour certains systèmes et usages de l’IA.
Les référentiels GRC peuvent aider les équipes à organiser leur mise en œuvre, à en assurer le suivi et à démontrer leur respect.
Les petites entreprises ou les entreprises en croissance ont-elles besoin de la GRC ?
Oui, notamment si la gestion des risques et de la conformité mobilise déjà plusieurs équipes. Il n’est pas nécessaire de disposer immédiatement d’une fonction GRC dédiée, mais l’entreprise doit pouvoir gérer ses obligations, définir clairement les responsabilités et conserver les justificatifs nécessaires.
Quelle est la différence entre la GRC et l’ERM ?
La gestion des risques d’entreprise (ERM) porte spécifiquement sur les risques à l’échelle de l’organisation, notamment ceux qui influencent les décisions stratégiques et opérationnelles. La GRC a un périmètre plus large : elle englobe l’ERM, mais aussi la gouvernance et les obligations de conformité. De nombreuses organisations intègrent leurs pratiques d’ERM à leur programme GRC.
Quelle est la différence entre la gestion des risques informatiques et la GRC ?
La gestion des risques informatiques se concentre sur les risques liés aux technologies, notamment la cybersécurité, la disponibilité des systèmes et l’intégrité des données.
La GRC couvre ces risques, mais aussi plus largement les risques et les obligations de conformité liés à la finance, aux RH, aux opérations ou encore aux tiers. Elle permet ainsi d’en avoir une vision globale à l’échelle de l’entreprise.
La GRC fait-elle partie de la cybersécurité ?
La GRC contribue à la cybersécurité, mais on ne doit pas la confondre avec les activités de cybersécurité proprement dites. La cybersécurité vise à protéger les systèmes et les données contre les menaces, tandis que la GRC définit le cadre de gouvernance, de gestion des risques et de conformité qui s’y applique, notamment en matière de suivi et de preuves de conformité.
La GRC fait-elle partie de l’ESG ?
La GRC et l’ESG se recoupent principalement sur les questions de gouvernance. La GRC couvre la gouvernance, la gestion des risques et les obligations de conformité à l’échelle de l’entreprise. L’ESG y ajoute les dimensions environnementales et sociales, ainsi que des exigences spécifiques en matière de reporting et de gestion des risques.
Que veut dire GRC ?
GRC signifie gouvernance, risques et conformité. Cette approche réunit ces trois domaines au sein d’un même programme afin de mieux coordonner la gouvernance, la gestion des risques et les obligations de conformité. Elle permet de clarifier les responsabilités, de fiabiliser le reporting, de limiter les failles et de mieux anticiper les audits et les contrôles.


